Mon beau village ! « Connais-tu mon beau village qui se mire dans le vallon, Encadré dans le feuillage, on dirait comme un berceau ! En 1991, dans un petit village très isolé du massif du Fouta Djalon, en Guinée (Conakry), j’ai eu la surprise d’entendre un instituteur Guinéen faire chanter à ses élèves assis autour de lui sur le seuil de sa classe cette vieille et charmante mélodie. Mon berceau, je l’ai choisi.. il m’a été offert.... peu importe, il est là, il encadre désormais mon quotidien, ce n’est pas le paradis, c’est une vie assez tranquille et rustique avec ses joies et ses peines. Aujourd’hui, il m’est enfin donné d’écrire les premières lignes de cette Chronique d’Apatou, depuis tellement longtemps en gestation, mais ici plus qu’ailleurs le temps n’existe pas, le présent est là, tout puissant ! . Entre deux séances de nettoyage de mon nouveau « nid », j’ai depuis trois jours beaucoup marché, sur les chemins d’Apatou. Il y a une ressemblance extraordinaire entre ce village et l...
Dattari Docteur Henri, ça peux faire ici quelque chose comme: Datta Harri, ou Dattari tout simplement, ça me plairait assez comme nom sur le fleuve ! les 5 cantines sont vides, tout est rangé dans les placards, le grand nettoyage est commencé, ça donne encore l’impression de « ni fait ni à faire », mais il fallait voir l’état de cette maison quand je l’ai découverte et je m’y sent bien à mesure que la poussière du temps recule et que les derniers moustiques sédentaires sont éliminés impitoyablement ! Ce petit chalet au bord du fleuve a beaucoup de charme ! Quelle émotion ce soir, descendant les marches de mon balcon sur le Maroni en sirotant un petit punch bien mérité quand j’ai levé les yeux vers le ciel et découvert au zénith de la voie lactée le triangle d’été ,La constellation d’Orion , Sirius éblouissant , Canopus vers le Sud , au milieu d’un ciel limpide à peine troublé par les quelques petits lampadaires d’Apatou ; derrière moi , dans la cuisine , Bernard Foccroule jouait la to...
Recette du bonheur : -Vous prenez un crépuscule équatorial dans les environs immédiat d’Apatou, une petite « crique » a moitié transmutée en « pripri » bref un bout de petit marécage au détour d’un chemin creux s’obscurcissant rapidement. - Vous prenez une paire de bottes ou bien de vieux nu-pieds agrémentés de vieilles chaussettes, une lampe frontale. - Vous ajoutez une grosse poignée de patience sous le ciel rougissant à l’ouest. Accroupi au bord du « pri pri » vous caressez lentement la surface de l’eau comme un phare dans la nuit profonde. Vous écoutez attentivement couvrant celui des insectes, le concert des grenouilles, chaque à son timbre, ses inflexions, ses modulations les plus étonnantes. - Lentement, très lentement, vous pénétrez dans l’onde, repérez les yeux rouges qui brillent (pas les petits yeux blancs, ce sont des araignées …) Vous vous approchez le plus délicatement possible de l’une ou l’autre des chanteuses pour ne pas perturber leur jeu, vous les regardez entonner ...
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